L'ALLAITEMENT

La foire aux questions

Foireauxquestions

 

“J’ai peur d’avoir les seins abîmés :

L’allaitement n’abîme pas les seins, c’est surtout la grossesse qui peut transfomer les seins. Il est important de porter de bons soutiens-gorge d’allaitement qui soutiennent, sans comprimer.


Allaiter fait grossir :

Bien au contraire ! Pour beaucoup de femmes l’allaitement favorise le retour au poids d’avant la grossesse au bout de quelques semaines voire quelques mois. Une femme qui allaite n’a pas besoin de manger plus pour produire du lait, mais dépense des calories pour allaiter.


Je ne pourrai pas allaiter longtemps, est-ce que cela vaut la peine de commencer ? :

OUI : l’allaitement, même de courte durée est bénéfique pour votre santé et celle de bébé. On peut se contenter de la tétée d'accueil en salle de naissance par exemple.


Je ne peux pas allaiter, mon bébé est prématuré :

Parfaitement adapté au stade de développement du bébé, à sa prématurité, votre lait est plus facile à digérer pour son estomac que tout autre lait, ses protéines sont directement assimilables et il contient une enzyme spécifique qui favorise la digestion des graisses.

S’il s’agit d’un grand prématuré, hospitalisé, parfois loin de vous et qui souvent ne pourra pas têter avant plusieurs semaines = il est possible de donner votre lait. Il est alors important de tirer votre lait et stimuler votre lactation avec un tire-lait. Choisissez-le à double pompage, plus efficace.

Pour établir une production de lait suffisante, il est nécessaire de tirer votre lait toutes les 2-3 heures et si possible plus que les besoins du bébé. Au début les quantités sont minimes puis augmentent, pas d’affolement. Dès qu’il sera possible,  “le peau à peau” permettra la mise en place progressive de l’allaitement.


Mon bébé prend-il assez de poids ? :

La balance ne doit pas devenir un objet de stress = on ne peut comparer un allaitement maternel à un allaitement artificiel où le rapport poids/quantité de lait est quantifiable. Ce qui doit vous alerter = une modification subite des urines et des selles du bébé, les déglutitions rares ou peu nombreuses à la tètée, un bébé qui pleure sans cesse ou trop souvent. Si vous avez un doute faites appel à la sage-femme qui viendra à domicile si nécessaire.


Je suis malade :

Une crise hémorroïdaires, une grippe, un rhume, une gastro-entérite, un diabète n’empêchent pas d’allaiter. La fièvre encore une fois n’implique pas un arrêt. Les maladies incompatibles avec l’allaitement sont rares et peu de traitements sont contre-indiqués. Demander l’avis et/ou consulter votre médecin ou votre sage-femme.


Mon conjoint ne se sentira-t-il pas exclus ? :

L'allaitement est avant tout un choix à deux, même s'il demeure un lien privilégié entre vous et le bébé, parlez-en avec votre conjoint. Pour un allaitement réussi les deux parents doivent être en accord : par sa présence et son soutien bébé sera serein et maman aussi ! Le papa peut participer en vous aidant dans le choix et le confort de la position : son soutien permet souvent à la maman de ne pas flancher et papa est un précieux relai quand maman est fatiguée. Il participera davantage aux soins comme le bain, et les calins après la tétée...


Après une césarienne puis-je allaiter ? :

L'allaitement est tout à fait possible : l’outil essentiel c'est une tétée efficace le plus tôt possible et donc pour prévenir les difficultés consécutives à une césarienne, c’est le contact peau à peau précoce et prolongé, qui présente d’immenses avantages aussi bien pour la mère que pour le bébé. Vous serez davantage fatiguée et émotionnellement plus affectée,  vous aurez une plus grande dépendance vis-à-vis de l'entourage à cause des suites opératoires et de la douleur qui la gênent pour vous occuper de votre bébé de façon autonome. Il s'agit dans ce cas de figure de solliciter le personnel de la maternité et le papa lorsqu'il est présent pour vous soutenir et vous aider à créer le lien et faciliter l'allaitement.


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