L'ALLAITEMENT

Comment réussir son allaitement maternel ?

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Les premières heures et premiers jours sont capitaux :

          
Une mise au sein le plus tôt possible après la naissance est un des facteurs essentiels à la réussite de l’allaitement ; la majorité des sages-femmes vous le proposeront donc dès la salle de naissance. Dans le cas contraire n’hésitez pas à le demander, afin qu’un biberon ne soit pas donné de façon systématique.
          
La cohabitation avec votre bébé 24h/24 est souhaitable dès la première nuit, car elle vous permet d’allaiter à la demande. En effet des tétées fréquentes sans restrictions de durée permettent d’accélérer la montée de lait et d’éviter le plus souvent les compléments (sauf indication médicale). De plus vous serez ainsi déjà préparée à ce qui vous attend à votre retour au domicile.
          

Cependant il se peut, surtout si votre bébé est un glouton, que la quantité de colostrum ne soit pas suffisante. Dans ce cas, majorez encore votre apport hydrique (au moins 3 litres d’eau par jour) et augmentez la fréquence des tétées (vous pouvez donner le sein sans risque toutes les heures).



Le comportement de bébé :
          
Les appels du bébé réveillé ne sont pas toujours liés à la faim. Son rythme d’éveil n’a rien à voir avec son rythme alimentaire.
          
S’il pleure quand il est réveillé, ce n’est pas forcément une plainte pour signifier qu’il est en manque de lait. Le bébé appelle et pleure parce qu’il se réveille tout simplement.
          
Réveillé, il réclame ce qu’il aime et connaît le mieux : la succion par la tétine, la chaleur et la tendresse des bras, l’odeur du corps de la mère. Rassuré, il jouit de l’apaisement du lait qui coule dans sa bouche (bébé cherche en fouinant dans votre poitrine) . Le faire tèter à chaque fois qu’il pleure, c’est lui apprendre la sécurité et la confiance.
          
Ces notions sont fondamentales si vous vous sentez démunie devant les pleurs de bébé en ayant tendance à tout ramener à la notion de manque.
          
Tous les bébés ont un besoin vital de téter, et pas seulement pour se nourrir. Le mouvement de succion est acquis au fœtus dès sa seizième semaine de vie dans le ventre maternel. Pour satisfaire ce besoin, il va téter tout ce qui passe à sa portée : sein, doigt de maman, draps, doudou, poing, pouce ou la fameuse tétine ou sucette.
          
Dans les services de néonatalogie et de pédiatrie, la sucette est utilisée pour son effet antalgique et apaisant pour les bébés. Il n’y a pas de mal à apporter un réconfort à un bébé qui souffre, qui est angoissé. La sucette lui permet alors simplement d’avoir son compte de succion. Le personnel soignant de la maternité peut même conseiller aux mamans dont le lait maternel s’écoule très vite, de proposer une sucette à leur bébé. Ce dernier, après une tétée «express », peut ne pas avoir son « compte » de succion et réclamer encore à téter alors que manifestement il déborde de lait ! La sucette peut alors l’apaiser. La sucette n’entravera pas votre allaitement !!!!
          
Mais pourquoi ne pas laisser le bébé choisir lui-même ce qu’il a envie de téter ?
         
L’avantage n°1 de la sucette par rapport au pouce ou au doudou, c’est qu’elle se lave ! On peut même en avoir plusieurs au cas où elle tomberait par terre dans la rue, par exemple. On ne peut pas en dire autant des doudous, ou du pouce.
          
L’avantage n°2 de la sucette : elle peut s’abandonner ! Une fois devenu « grand », le bébé peut être, en quelque sorte, sevré de sucette. Avec le pouce, étant donné qu’il est toujours à proximité, c’est impossible ! C’est comme les mamans qui se mettent au régime : si elles ont toujours du chocolat à disposition dans le placard,

c’est plus difficile de résister que s’il n’y en a pas !

Tetines

 


La posture doit être confortable :

          
L’allaitement doit se faire dans les conditions les plus favorables : vous devez vous sentir à l’aise, détendue et confortablement installée.
          
Une mauvaise position lors de l’allaitement peut être source de petits maux qui à terme risquent d’entraver l’allaitement. Pensez en particulier à bien caler votre dos et le coude qui soutient bébé, afin d’éviter les douleurs du cou. Vous pouvez allaiter assise, mais également allongée sur le côté, bébé étant alors également couché sur le côté, face à vous et têtant le sein proche du lit.
        

 
La prise du sein par le bébé doit être correcte :
          
Le bébé doit être installé complètement face à sa mère, “à plat ventre sur elle”, la tête légèrement inclinée en arrière pour que le mamelon pointe vers le palais, la bouche grande ouverte pour prendre le mamelon et l’aréole le plus loin possible.
          
La prise du sein est légèrement asymétrique, l’aréole étant recouverte plus avec la lèvre inférieure qu’avec la lèvre supérieure. Les lèvres sont retroussées sur le sein, le menton est en contact avec le sein mais le nez ne le touche pas. La mâchoire supérieure reste immobile et c’est la mâchoire inférieure qui fait des mouvements d’ouverture et de fermeture. La succion est alors faite de mouvements amples et réguliers, par saccades, généralement associés à des bruits de déglutition audibles.
          
Un  bébé qui est bien mis au sein obtiendra  le lait plus facilement qu'un bébé qui est  mal mis au sein. Un bébé mal mis au sein n'aura  du lait que quand le flot de lait est abondant. C’est  pourquoi bon nombre de mères arrivent à allaiter  plus ou moins sans problème en dépit d'une  mauvaise prise du sein, parce qu'elles ont une sécrétion  lactée abondante. Dans ce cas le bébé aura une  croissance pondérale satisfaisante, mais la mère  devra en payer le prix : mamelons douloureux, bébé « à coliques »,  bébé perpétuellement au sein (mais qui  ne boit vraiment qu’une partie du temps) ...

 


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